Nus délicats

Le Nu ?

  La réputation de pudeur japonaise, accentuée par l'attitude ancrée de ne pas choquer l'autre, n'est pas incompatible avec la nudité qu'ils pratiquent à maintes occasions. On se montre nu entre hommes ou entre femmes dans les onsens (sources naturelles) et sentos (bains artificiellement chauffés), voire avec les enfants. C'est Mac Arthur qui en 1945 a interdit les bains mixtes (encore pratiqués dans certains endroits). Il n'était pas rare que les planteuses de riz ou plongeuses perlières soient nues ou à peine vêtues d'un habit lâche.

  Que dire aussi des Lolitas aux jupettes courtes et sur Instagram dévoilant leurs charmes sans pudeurs excessives. Reste que la nudité "crue" n'est pas très intéressante pour un Japonais. Notons à cet égard que les sites d'escortes "habillent" les jeunes femmes et ne les dénudent pas. La publicité ne fait pas appel à des femmes sexy pour vendre car la femme doit rester humble et pure...

  La sexualité n'a pas nos connotations judéo-chrétienne malsaine, Les Japonais ni mêle ni morale ni procréation. C'est un jeu ou un art comme la calligraphie. Se prostituer pour payer ses études n'entache pas la pratiquante.

Au Japon, le pêché originel n'est pas le sexe mais plutôt la mort, et le sexe un moyen de la combattre.

Quant à la photographie de Nus elle est plus rare qu'en occident pour les raisons données ici. Citons le fameux Araki, quelque peu obsédé et amateur d'humiliations (de notre point de vue). Daido Moriyama, Kishin Shinoyama, et même Michael Kenna.

© 2020 by Gilles Hanauer

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