Arts martiaux

Arts martiaux

C'est au 8ème siècle qu'apparurent les samouraïs ('"servir son maître"). Mais ce n'est qu'à l'époque d'Edo au 17ème que la société se divise en 4 ordres : les paysans, les artisans, les commerçants, tous devant respect au 4ème ordre : les guerriers. Les arts martiaux se perfectionnent et sont au nombre de 18. Les guerriers apprennent tous 7 arts différents : le sabre, la lance, l'arc, l'équitation, le combat à mains nues, le canon et la stratégie. Le sabre reste l'arme et l'art suprême. A cette base, s'ajoutent d'autres disciplines comme le dégainage de sabre, le couteau, le bâton, la lance avec grande lame, une arme avec 10 crochets, la faucille avec chaîne, la natation, le lancer d'aiguilles avec la bouche, la capture avec corde ou manche terminé avec des barbelés, l'espionnage et enfin, l'assassinat en douce !

Le samouraï n'a pas peur de la mort. Telle la fleur du cerisier au printemps, il ne vit que pour l'instant ultime où il tombera emporté par le vent divin (Kamikaze) de l'histoire. Il est d'ailleurs tombé en 1972 lorsque l'ordre des guerriers fut aboli au profit des militaires. Les samouraïs ont alors trouvé à s'employer dans la métallurgie (beaucoup fondaient leurs sabres) ou comme fonctionnaires (Restés très puissants au Japon).

L'esprit de la voie martiale (le budô) reposant sur une éthique contraire à la compétition, a perdu de son influence. Jusqu'à Mc Arthur qui fit interdire la pratique des arts martiaux jusqu'en 1950 estimant qu'ils véhiculaient "l'esprit fasciste des Japonais". L'esprit du budô dit :"Ne gagne pas après avoir frappé mais frappe après avoir gagné". C'est à dire, perçois AVANT de combattre la faille de l'autre.

Le Kendo, "la voie du sabre", l'art premier des samouraï, se base sur une discipline qui veut que l'arme et le corps ne font qu'un.

 

Le Kyûdô, l'art de l'arc, est le plus pur des arts. Ni sport, ni compétition, il est pénétré de l'esprit zen pour le mental et par le shintoïsme pour les rituels, les vêtements, le lieu, l'équipement. Pour être bon tireur, il faut atteindre 3 buts : la vérité ressentie dans le son de la corde de l'arc et du bruit de la flèche pénétrant dans la cible. La vertu : abandon de tout humeur ou sentiment (cf. le bouddhisme). La beauté, résidant dans l'économie de mouvement harmonisée à la respiration...

 

D'autres arts sont florissants comme le judo, le karaté, l'aïkido. D'autres sont moins connus comme arts martiaux comme le tambour et, plus surprenant, le 18ème art, le ligotage avec des cordes dont est issue la pratique érotique du Shibari.  Au 15ème siècle, des policiers ligotaient des fauteurs de troubles selon des règles très précises et secrètes liées au rang de la personne

© 2020 by Gilles Hanauer

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