Nus délicats

Pour un Japonais, le sexe est un art, comme la calligraphie ou la cérémonie du thé. Rien de plus naturel que de consommer du sexe. Les femmes considèrent qu'elles sont propriétaires de leur corps. La publicité n'utilise pas de femme pour vendre les produits. La pornographie est une histoire ancienne comme l'attestent les estampes érotiques et il n'y a rien d'humiliant qu'une jeune femme paie ses études en se prostituant à sa convenance. En revanche, la nudité public n'est pas bien perçue (Plutôt la mort ! disait-on jadis). Dans l'intimité, on sera soumise, honteuse -car nue - et on prendra une voix de petite fille qui supplie. Le Japonais aime jouer et se réfugier dans un monde codifié et donc faux. Ce qui est plus confortable.

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